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Contravention après vente voiture : que faire et comment contester Achat et démarches administratives
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Contravention après vente voiture : que faire et comment contester

Après la vente de votre voiture, vous recevez des contraventions parce que le fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) n’a pas encore été mis à jour : les PV sont envoyés au dernier titulaire enregistré. Vous n’êtes pas tenu de payer : une requête en exonération, déposée sous 45 jours avec le certificat de cession, suffit à contester.

Ce qu’il faut retenir

  • Le SIV lie les contraventions au titulaire enregistré : si le nouveau propriétaire n’a pas fait sa carte grise, les PV arrivent à l’ancien.
  • Ne payez jamais une contravention reçue après la vente : le paiement vaut reconnaissance de l’infraction et bloque toute contestation.
  • La requête en exonération doit être déposée sous 45 jours sur le site de l’ANTAI, avec le certificat de cession et l’accusé de déclaration ANTS (article 529-10 CPP).
  • Vous n’êtes pas pénalement responsable et ne pouvez perdre aucun point de permis pour une infraction commise par le nouveau propriétaire (article L121-3).
  • Déclarez la cession sous 15 jours sur l’ANTS (article R322-4) : c’est votre seule protection juridique solide.

Pourquoi recevez-vous des contraventions après avoir vendu votre voiture ?

La réponse est simple : le fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) n’a pas encore été mis à jour. Tant que ce n’est pas fait, les contraventions continuent d’arriver à votre nom.

Cas concret

Votre Renault Clio est vendue depuis le 15 mars. Le 8 avril, un radar automatique la flashe sur l’A6. Le PV arrive à votre nom le 3 mai. Pourquoi ? Parce que le fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) n’a pas encore été mis à jour : l’acheteur n’a pas encore effectué le changement de carte grise. Pour l’administration, vous êtes toujours le titulaire.

Le lien juridique entre plaque d’immatriculation et titulaire de la carte grise

Le fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) rattache chaque numéro d’immatriculation à un titulaire. Tant que le nouveau propriétaire n’a pas effectué le changement de carte grise sur l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés), l’ancien titulaire reste enregistré. C’est ce titulaire que l’administration interpelle pour toute infraction relevée par radar automatique.

L’article L121-3 du Code de la route établit la responsabilité pécuniaire (obligation financière) du titulaire du certificat d’immatriculation pour les infractions relevées par appareil automatique. Cette responsabilité est strictement financière : la personne déclarée redevable n’est pas responsable pénalement de l’infraction, et aucun retrait de points ne peut intervenir sur son permis. Si vous prouvez la cession du véhicule, c’est l’acquéreur qui devient redevable.

La cause principale : le retard ou l’absence de changement de carte grise

Le nouveau propriétaire dispose d’un mois à compter de la date de cession pour enregistrer le véhicule à son nom sur l’ANTS (article R322-5 du Code de la route). Ce délai est souvent dépassé, par négligence ou par méconnaissance de la procédure. Résultat : pendant tout ce temps, les PV continuent d’arriver chez vous.

Ce délai peut s’étirer sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois si l’acheteur n’agit pas. Chaque radar flashé pendant cette période génère un avis de contravention à votre nom. Sans action de votre part, ces amendes s’accumulent, puis se majorent.

Comment contester une contravention reçue après la vente ?

La requête en exonération : conditions et délais

À retenir avant tout

Ne payez pas l’amende. En réglant le montant, vous éteignez définitivement l’action publique (article 529 du Code de procédure pénale) : aucune contestation n’est plus possible après paiement.

Vous disposez de 45 jours à compter de l’envoi de l’avis de contravention pour adresser une requête en exonération (article 529-2 du Code de procédure pénale). Dans le cas d’une contravention adressée au titulaire du certificat d’immatriculation, la requête doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), en utilisant le formulaire joint à l’avis, conformément à l’article 529-10 du CPP. Elle est adressée au service indiqué sur l’avis de contravention — en pratique, l’ANTAI (Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions).

Interface antai.fr — accès à la contestation en ligne d'une contravention - Démarche de déclaration de cession sur ants.gouv.fr
Interface antai.fr — accès à la contestation en ligne d’une contravention

La procédure complète se déroule en 6 étapes :

  1. Vérifier le délai. Vous disposez de 45 jours à compter de l’envoi de l’avis de contravention. Ne laissez pas ce délai courir.
  2. Réunir les 4 pièces justificatives. Voir la liste détaillée dans la section suivante.
  3. Se rendre sur antai.fr. Accédez à l’espace de contestation en ligne de l’ANTAI (Agence Nationale de Traitement Automatisé des Infractions).
  4. Sélectionner “Contester”. Choisissez la procédure de requête en exonération dans le menu.
  5. Adresser les pièces justificatives numérisées. Téléchargez chaque document via le formulaire en ligne.
  6. Cas d’amende déjà majorée. Formez une réclamation motivée auprès du ministère public dans les 30 jours suivant l’envoi de l’avis d’amende majorée — ou 3 mois si l’infraction a été constatée par radar (article 530 du CPP). Une consignation du montant de l’amende majorée est exigée si vous contestez dans le cadre de l’article 529-10 (cas du vendeur). Joignez l’avis d’amende majorée et les mêmes pièces justificatives que pour une requête en exonération.

Les pièces justificatives indispensables

Quatre documents constituent le dossier de requête en exonération. Conservez-les plusieurs années après la vente :

Cerfa 15776*02 — certificat de cession d'un véhicule d'occasion
Cerfa 15776*02 — certificat de cession d’un véhicule d’occasion

Cas particulier : la contravention est déjà majorée

L’amende forfaitaire majorée (AFM) désigne une amende dont le montant a augmenté parce qu’elle n’a pas été payée ni contestée dans le délai initial. Cette situation n’est pas sans issue. Vous pouvez former une réclamation motivée auprès de l’officier du ministère public dans les 30 jours suivant l’envoi de l’avis d’amende majorée (article 530 du Code de procédure pénale) — ou 3 mois si l’infraction a été constatée par radar automatique. Ce délai court à partir de la date d’envoi de l’avis, pas de sa réception.

Une consignation d’un montant égal à celui de l’amende majorée est exigée si vous contestez dans le cadre de l’article 529-10 du CPP — ce qui est le cas du vendeur produisant son certificat de cession. Cette consignation n’est pas un paiement : elle ne donne lieu à aucun retrait de points et vous est remboursée si l’officier du ministère public classe la contravention sans suite. Joignez les mêmes pièces justificatives que pour une requête en exonération.

La déclaration de cession : votre meilleure protection en amont

Beaucoup de vendeurs pensent que barrer la carte grise suffit. En réalité, seule la déclaration de cession effectuée sur le site de l’ANTS fait foi auprès de l’administration fiscale et judiciaire. C’est ce document qui fixe officiellement la date à partir de laquelle vous n’êtes plus responsable des infractions commises avec le véhicule.

Obligation légale et délai de 15 jours

L’article R322-4 du Code de la route impose au vendeur d’effectuer la déclaration de cession dans les 15 jours suivant la vente. Le non-respect de ce délai expose à une amende de 4e classe de 135 € (minorée à 90 € si paiement sous 15 jours, majorée à 375 € en cas de retard, 750 € maximum — sans retrait de points).

Démarche de déclaration de cession sur ants.gouv.fr - contravention après vente voiture

Voici la procédure en 5 étapes sur le site de l’ANTS :

  1. Se connecter sur ants.gouv.fr. Accédez à votre espace personnel avec France Connect ou vos identifiants ANTS.
  2. Sélectionner “Déclarer la cession d’un véhicule”. La démarche est entièrement dématérialisée.
  3. Renseigner les informations du véhicule. Numéro d’immatriculation, numéro de formule de la carte grise, date et heure exactes de la cession.
  4. Renseigner les informations de l’acheteur. Nom, prénom, adresse. Si l’acheteur est un professionnel, son numéro SIRET.
  5. Valider et récupérer le code de cession. Ce code est généré immédiatement. Transmettez-le sans délai à l’acheteur.

Le code de cession : à quoi sert-il et comment le transmettre ?

Le code de cession est une suite de 5 caractères alphanumériques générée automatiquement par l’ANTS à l’issue de la déclaration. Il s’affiche une seule fois à l’écran, à l’étape finale de la démarche — aucun e-mail ni SMS ne vous le transmettra. Notez-le immédiatement et transmettez-le à l’acheteur. Ce code est valable 15 jours : passé ce délai, l’acheteur ne peut plus l’utiliser pour immatriculer le véhicule à son nom sur l’ANTS. Sans ce code, le changement de titulaire en ligne est impossible — un passage par un professionnel habilité reste l’unique recours.

Transmettez ce code par SMS ou e-mail immédiatement après la validation de la déclaration. Si l’acheteur tarde à l’utiliser, vous restez exposé : le fichier SIV ne sera pas mis à jour, et les PV continueront d’arriver à votre adresse. C’est pourquoi il est dans votre intérêt de relancer l’acheteur si le véhicule apparaît encore à votre nom 30 jours après la vente.

Beaucoup de vendeurs pensent également qu’une déclaration tardive annule leur droit de contester les PV reçus. En réalité, une déclaration effectuée après les 15 jours réglementaires reste valable pour contester les contraventions. Le retard vous expose à l’amende de 4e classe de 135 €pour non-respect du délai, mais il ne supprime pas votre droit à la requête en exonération.

Impact de la déclaration de cession ANTS sur la gestion des contraventions — Source : article R322-4 Code de la route
Situation Avec déclaration ANTS dans les 15 j Sans déclaration ou déclaration tardive
Réception des PV après la vente Possible tant que le SIV n’est pas mis à jour Certaine — aucun recours préventif
Possibilité de contester Oui — dossier complet disponible Oui, mais dossier incomplet sans accusé ANTS
Risque d’amende supplémentaire Non Oui — amende de 4e classe de 135 € (minorée à 90 € si paiement sous 15 jours, majorée à 375 € en cas de retard, 750 € maximum — sans retrait de points).
Protection juridique Solide — date de cession opposable Fragile — difficile à prouver sans accusé ANTS
Délai de résolution 45 jours (requête en exonération) Variable — procédure plus longue et incertaine
Recommandation Démarche prioritaire dès la signature Déclarer immédiatement, même tardivement

Quels sont vos droits et votre responsabilité en tant qu’ancien propriétaire ?

Responsabilité de l’ancien propriétaire — Sources : articles L121-2 et L121-3 du Code de la route
Aspect Situation de l’ancien propriétaire
Responsabilité pécuniaire Oui — redevable de l’amende si non contestée
Responsabilité pénale Non
Retrait de points de permis Non (article L121-3)
Obligation de payer si contesté Non — droit à requête en exonération

L’article L121-3 du Code de la route établit la responsabilité pécuniaire (obligation financière) du titulaire du certificat d’immatriculation pour les infractions constatées par appareil automatique. Vous êtes financièrement redevable de l’amende si vous ne la contestez pas. Mais cette responsabilité est strictement financière, pas pénale.

Ce même article L121-3 est catégorique : aucun retrait de points ne peut intervenir sur votre permis de conduire. La décision ne donne pas lieu à inscription au casier judiciaire et ne peut pas être prise en compte pour la récidive.

Cas concret

Avec un radar automatique, aucune interception physique n’a lieu. Le PV est envoyé au titulaire du certificat d’immatriculation. Impossible d’identifier le conducteur. Vous ne perdez aucun point. La seule conséquence, si vous ne contestez pas, est financière.

Attention à l’engrenage financier. Une amende forfaitaire non contestée de 135 € se majore automatiquement à 375 €. Sans action de votre part, le Trésor public prend le relais, avec des poursuites pouvant aller jusqu’à la saisie — et jusqu’à 750 € si le juge est saisi. Contester, même si la démarche semble contraignante, reste toujours préférable à l’inaction.

Checklist complète pour vendre votre véhicule sans risque de contravention

Les 5 étapes d’une vente sécurisée : de la préparation à la vérification finale

1

Avant la vente

Préparation

Non-gage, contrôle technique, cerfa 15776*02 en 2 exemplaires, carte grise originale, état des plaques.

2

Le jour J

Cession

Carte grise barrée, mention “vendu le [date]”, signature du certificat de cession, photos de tous les documents.

3

Dans les 15 jours

Déclaration ANTS

Déclarez la cession sur ants.gouv.fr (article R322-4). Votre seule protection juridique solide.

4

Immédiatement

Code de cession

Notez le code (5 caractères) affiché à l’écran — il n’est pas envoyé par e-mail. Transmettez-le à l’acheteur : valable 15 jours.

5

30 jours après

Vérification

Connectez-vous sur ants.gouv.fr. Le véhicule doit avoir disparu de votre nom. Sinon, relancez l’acheteur par écrit.

Avant la vente

Le jour de la vente

Dans les 15 jours suivant la vente

Le rôle de la plaque d’immatriculation dans le suivi des contraventions

Depuis la réforme SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) de 2009, chaque numéro d’immatriculation au format AB-123-CD est attribué définitivement au véhicule, pas à son propriétaire. Lors d’une revente, la plaque reste sur le véhicule. C’est le fichier SIV qui change de titulaire — et uniquement si la déclaration de cession a bien été effectuée sur l’ANTS.

C’est précisément ce mécanisme qui génère les contraventions post-vente : entre le moment de la cession et la mise à jour du fichier SIV, le numéro de plaque pointe toujours vers votre nom. Chaque passage devant un radar LAPI (Lecture Automatisée des Plaques d’Immatriculation) produit un avis de contravention adressé à l’ancien titulaire.

Une plaque illisible aggrave encore la situation. Si le radar ne lit pas correctement le numéro, les conséquences peuvent être imprévisibles : infraction mal attribuée, dossier incomplet, délais de traitement allongés. L’acheteur a l’obligation de rouler avec des plaques conformes à la norme TPPR (homologation obligatoire). Des plaques abîmées ou déformées exposent à une amende liée à une plaque non conforme.

■ LIRE AUSSI en savoir plus sur les radars LAPI

Conclusion : Trois réflexes. Zéro mauvaise surprise.

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Sources

FAQ – Contravention après vente voiture

Dois-je payer une contravention reçue après la vente de ma voiture ?

Comment contester un PV reçu après la cession de mon véhicule ?

Quel est le délai pour déclarer la vente de mon véhicule sur l'ANTS ?

Puis-je perdre des points sur mon permis pour une infraction commise par le nouveau propriétaire ?

Que faire si je n'ai pas déclaré la cession et que je reçois des PV ?

Le nouveau propriétaire refuse de faire sa carte grise : que puis-je faire ?

La contravention est déjà majorée : est-il encore possible de contester ?

Faut-il changer les plaques d'immatriculation après la vente d'un véhicule ?

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