Le Velolaser est un radar laser miniaturisé fabriqué par Invia Sistemas (Espagne), en service depuis 2018 et massivement déployé depuis 2024. Pesant 2 kg pour 50 cm, il mesure la vitesse à 1 500 m avec une marge d’erreur de 2 km/h. Indétectable par Waze, il contrôle trois voies simultanément et flashe dans les deux sens de circulation.
Ce qu’il faut retenir
- Le Velolaser détecte les excès de vitesse à 1 500 m — vous êtes flashé avant de l’apercevoir
- Waze et Coyote ne le signalent pas en temps réel : l’appareil change d’emplacement toutes les heures
- Déployé massivement sur l’AP-7 (frontière France/Espagne) depuis février 2026
- Amendes DGT : de 100 € à 600 € selon l’excès — 50 % de réduction si paiement sous 20 jours
- En France, aucun déploiement homologué au 24 juin 2026 (DISR, décembre 2025)
Mis à jour juin 2026
La DGT (Dirección General de Tráfico) a déployé massivement le Velolaser sur l’autoroute AP-7 (Catalogne, frontière France/Espagne) depuis février 2026. Waze et Coyote ne signalent plus sa position en temps réel : le radar change d’emplacement toutes les heures.
Qu’est-ce que le Velolaser ?
Le Velolaser est un boîtier laser miniaturisé conçu par Invia Sistemas (fabricant espagnol), entré en service auprès de la DGT (Dirección General de Tráfico) en 2018 et déployé à grande échelle depuis 2024. Contrairement à un radar de contrôle de vitesse classique, il ne ressemble pas à une cabine sur un mât. C’est un appareil de 2 kg, 50 cm de hauteur, posable en moins d’une minute par un agent de la Guardia Civil.
Ses capacités techniques sont les suivantes :
- Portée de détection : 1 500 m — la vitesse est mesurée bien avant que le conducteur ne perçoive l’appareil
- Marge d’erreur : 2 km/h seulement (contre 5 km/h sous 100 km/h pour les radars français classiques)
- Capacité d’enregistrement : jusqu’à 3 infractions par seconde
- Voies contrôlées : 3 simultanément, dans les deux sens de circulation
- Autonomie : 8 heures — une journée complète de contrôle sans recharge
- Pilotage à distance : via smartphone ou tablette en WiFi — l’agent n’a pas besoin d’être sur place
L’appareil se fixe sur un trépied, derrière une glissière de sécurité, sur un panneau de signalisation ou dans la végétation en bord de route. Un véhicule banalisé peut également l’abriter. À 120 km/h, la portée de 1 500 m représente 45 secondes de trajet avant votre passage. Votre plaque est enregistrée en haute définition bien avant que vous aperceviez quoi que ce soit.
Comment fonctionne la technologie LiDAR 3D ?
Le Velolaser repose sur le LiDAR 3D (Light Detection And Ranging), une technologie radicalement différente du radar Doppler classique. Un radar Doppler émet des ondes radio et mesure la vitesse par effet Doppler sur le signal réfléchi. Sa portée utile est de 200 à 400 m. Son faisceau est détectable par les avertisseurs de radars homologués.
Le LiDAR fonctionne autrement : il envoie des impulsions lumineuses infrarouges sur le véhicule, mesure le temps de retour et reconstruit une image 3D de la scène en temps réel. Portée : 1 500 m. Le flash se déclenche à 200 m — à ce moment, votre plaque est déjà dans la mémoire de l’appareil depuis 45 secondes. José Eugenio Naranjo, spécialiste des transports intelligents interrogé par la radio espagnole COPE (2024), résumait la situation ainsi : quand les conducteurs voient l’appareil, la détection est déjà effectuée.
La version 2024+ du Velolaser embarque une intelligence artificielle qui discrimine automatiquement les types de véhicules – voiture, moto, camion – et applique la limitation correspondante à chaque catégorie. Un poids lourd dépassant à 100 km/h sur une route limitée à 90 km/h est verbalisé différemment d’une voiture dans la même situation. Le capteur embarqué est bien le Noptel CMP52, capteur laser du fabricant finlandais Noptel, confirmé dans les unités actuellement déployées.
| Critère | Radar Doppler classique | Velolaser (LiDAR 3D) |
|---|---|---|
| Technologie | Ondes radio | Impulsions laser LiDAR 3D |
| Portée de détection | 200–400 m | 1 500 m |
| Portée du flash | 200–400 m | 200 m (plaque déjà enregistrée à 1 500 m) |
| Marge d’erreur | 5 km/h (sous 100 km/h) | 2 km/h |
| Infractions/seconde | 1 | 3 |
| Discrimination véhicule | Non | Oui (IA embarquée) |
| Fonctionnement nuit | Partiel | Oui (laser infrarouge) |
| Détectable par avertisseur radar | Oui | Difficile |
| Mobilité | Fixe ou semi-mobile | Ultra-mobile (2 kg, installation < 1 min) |
Où le Velolaser est-il déployé en Espagne en 2026 ?
Le Velolaser est présent sur les routes espagnoles depuis 2018, année où la DGT a acquis un premier lot de 60 unités pour environ 860 000 €. Le parc a doublé fin 2022 avec l’achat de 70 unités supplémentaires pour environ 610 000 €, portant le total à environ 130 appareils. Ce chiffre continue de croître selon les dernières sources disponibles, sans qu’un décompte officiel plus récent n’ait pu être confirmé pour 2026. Leur concentration est maximale sur les axes à longues lignes droites autoroutières, là où le pied tend naturellement à s’alourdir.
Les zones prioritaires identifiées en 2026 sont :
- AP-7 (Catalogne, frontière franco-espagnole) : déploiement renforcé depuis février 2026 — axe principal d’entrée en Espagne depuis la France
- Province de Gérone : tronçons entre la frontière et Barcelone, forte densité de circulation estivale
- Costa Brava : routes départementales et voies rapides côtières, zones touristiques à fort trafic saisonnier
- Grandes lignes droites autoroutières sur l’ensemble du territoire espagnol
La DGT complète ce dispositif par une surveillance aérienne. Quinze hélicoptères du système Pegasus patrouillent à 700 m d’altitude. Une quarantaine de drones opèrent à environ 100 m, dont la moitié est homologuée pour verbaliser sans agent au sol. Sur l’AP-7, entre Barcelone et la frontière française, plusieurs Velolasers sont actifs depuis février 2026. L’appareil change d’emplacement toutes les heures : Waze et Coyote n’ont pas le temps de le signaler avant qu’il ne soit déjà ailleurs.
Cas concret
Vous prenez l’AP-7 en direction de Barcelone depuis Le Perthus. Un Velolaser est positionné derrière une glissière à 80 km de la frontière. Un utilisateur Waze le signale à 14h12. À 14h14, l’agent l’a déplacé de 2 km. Le signal Waze reste affiché à l’ancien emplacement. Vous ralentissez au mauvais endroit.
Le Velolaser peut-il arriver en France ?
Non. Au 24 juin 2026, aucun radar de type Velolaser n’est homologué pour verbalisation automatique en France.
En décembre 2025, plusieurs médias annonçaient un déploiement imminent. La DISR (Délégation interministérielle à la sécurité routière) a qualifié ces annonces d’ »archifaux ». La mention d’un tel dispositif a simultanément disparu du projet de loi de finances 2026. Ces démentis officiels closent la question pour l’horizon immédiat.
Ce qui existe déjà sur le territoire français, en revanche, ce sont des radars LiDAR 3D en phase de test. Le Mesta Compact, fabriqué par Idemia, est déployé en mode collecte de données à Toulouse, Montpellier, Créteil et Marseille. Ces appareils n’émettent aucun procès-verbal automatique : ils servent à calibrer les algorithmes et à produire des données statistiques. Le Mesta Fusion 2 est l’autre modèle à l’étude.
Le cadre légal, lui, est prêt. L’article R130-11 du Code de la route, modifié par le décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 (entrée en vigueur le 29 décembre 2025), autorise la verbalisation automatique de quinze catégories d’infractions. En revanche, l’homologation technique des nouvelles fonctions LiDAR/IA (détection du téléphone au volant, du port de la ceinture, filmage de l’habitacle) n’a pas été accordée à ce jour : aucun arrêté d’homologation n’était publié au Journal officiel au 10 février 2026. Ces radars peuvent prendre des photos à titre de test, mais ne peuvent émettre aucun procès-verbal tant que cette homologation n’est pas délivrée – l’obstacle est avant tout juridique, lié aux questions de vie privée soulevées par le filmage de l’intérieur des véhicules.
Le budget alloué à la modernisation du parc radar (PLF 2025 : 46,3 M€, déploiement prévu jusqu’en 2030) confirme que la technologie est étudiée sérieusement. Si l’homologation est accordée dans les prochaines années, les premiers déploiements concerneraient vraisemblablement les axes à forte accidentalité. Pour l’heure : la technologie existe, le droit le permet, l’autorisation politique n’a pas été accordée.
Peut-on détecter le Velolaser ? Ce que font Coyote et Waze
Les outils classiques sont inefficaces face au Velolaser mobile. Waze fonctionne sur des signalements communautaires en temps réel : chaque utilisateur signale un radar, les autres reçoivent l’alerte. Ce système est performant contre les radars fixes. Face au Velolaser, il échoue pour une raison arithmétique simple : l’appareil change d’emplacement toutes les heures. Le temps qu’un conducteur le signale, il a déjà été déplacé. Coyote connaît exactement la même limite – son efficacité dépend du même mécanisme d’alertes communautaires en zone active.
Les détecteurs de radar laser (avertisseurs capables de capter les impulsions LiDAR) peuvent théoriquement détecter le faisceau du Velolaser. Mais leur légalité en Espagne est une question distincte de leur efficacité technique – et la réponse est claire : l’article 13.6 de la Ley sobre Tráfico interdit explicitement les mécanismes de détection de radars, comme en France. Un détecteur expose à 500 € d’amende et 3 points retirés ; un inhibiteur, qui brouille activement le signal, grimpe à 6 000 € et 6 points. Seuls les avertisseurs communautaires (Waze, Coyote) signalant des positions de radars officiellement publiées restent autorisés. En tout état de cause, la détection à quelques centaines de mètres ne laisse pas le temps de freiner suffisamment : à 120 km/h, 200 m représentent à peine 6 secondes.
La seule protection réelle reste le respect des limitations. Sur autoroute espagnole, la limite est de 120 km/h. Réglez votre régulateur à 118 km/h : vous absorbez la marge d’erreur du Velolaser (2 km/h) et conservez une marge par rapport à la tolérance technique de la DGT. C’est la recommandation que les conducteurs espagnols appliquent depuis le déploiement généralisé de 2024.
Amendes en Espagne : le barème DGT 2026
Le système espagnol diffère profondément du forfait français. Il n’existe pas de montant unique par type d’infraction : le barème est progressif, calculé selon l’écart entre votre vitesse mesurée et la limite en vigueur sur le tronçon. La marge technique appliquée aux radars mobiles, catégorie à laquelle appartient le Velolaser, est de 7 km/h en dessous de 100 km/h et de 7 % au-dessus (les radars fixes appliquent une marge plus stricte de 5 km/h / 5 %) – une tolérance fixée par l’Orden ITC/3123/2010 du ministère espagnol de l’Industrie, qui régule le contrôle métrologique des cinémomètres. C’est la vitesse corrigée après déduction de cette marge qui détermine le palier d’amende.
Voies limitées à 50 km/h ou moins (agglomération)
| Excès de vitesse | Amende plein tarif | Amende réduite (−50 %) | Points retirés |
|---|---|---|---|
| 1 à 20 km/h | 100 € | 50 € | 0 |
| 21 à 30 km/h | 300 € | 150 € | 2 |
| 31 à 40 km/h | 400 € | 200 € | 4 |
| 41 à 50 km/h | 500 € | 250 € | 6 |
| Plus de 50 km/h | 600 € | 300 € | 6* |
Voies limitées à plus de 50 km/h (route, voie rapide, autoroute)
| Excès de vitesse | Amende plein tarif | Amende réduite (−50 %) | Points retirés |
|---|---|---|---|
| 1 à 30 km/h | 100 € | 50 € | 0 |
| 31 à 50 km/h | 300 € | 150 € | 2 |
| 51 à 60 km/h | 400 € | 200 € | 4 |
| 61 à 70 km/h | 500 € | 250 € | 6 |
| Plus de 70 km/h | 600 € | 300 € | 6* |
La règle des 20 jours est déterminante. Si vous réglez l’amende dans les 20 jours calendaires suivant la réception de la notification, vous bénéficiez d’une réduction de 50 %. Un dépassement de plus de 50 km/h sur autoroute : 600 € plein tarif, 300 € si vous payez rapidement. Ce délai court à partir de la réception de l’avis de contravention, pas à partir du moment du flash.
Les amendes supérieures à 70 € non réglées sont transmises aux autorités françaises via la directive européenne 2015/413 : la DGT accède directement au fichier SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) pour identifier le titulaire du véhicule à votre adresse en France. Votre permis français ne perd pas de points – le système de permis à points espagnol est distinct. Mais un dossier virtuel est ouvert en Espagne : il peut mener à une interdiction de conduire sur sol espagnol lors d’un contrôle ultérieur. En cas de non-paiement prolongé, une majoration de 20 % s’applique, et une immobilisation du véhicule est possible à votre prochain passage à la frontière.
Conclusion
Le Velolaser représente une rupture technologique dans le contrôle de vitesse. Déployé massivement en Espagne depuis 2024, présent sur l’AP-7 depuis février 2026, il rend Waze inopérant et expose les conducteurs à des amendes de 100 à 600 €. En France, aucun déploiement homologué n’existe au 24 juin 2026, malgré un cadre légal prêt. L’action la plus efficace avant de traverser la frontière : réglez votre régulateur à 118 km/h sur autoroute espagnole. En Espagne comme en France, la lecture automatique de votre plaque d’immatriculation est au cœur du contrôle routier. Assurez-vous que votre plaque est parfaitement lisible et conforme aux normes en vigueur avant de prendre la route. Pour en savoir plus sur les équipements obligatoires en Espagne, consultez notre guide dédié.
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Sources
- Légifrance — Décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 (mise en œuvre du délit d’excès de vitesse) 🔗
- Légifrance — Article R130-11 du Code de la route (15 catégories d’infractions verbalisables) 🔗
- Assemblée nationale — Projet annuel de performances, PLF 2025 : budget 46,3 M€ pour le contrôle-sanction automatisé 🔗
- Presse-citron — Mesta Compact (Idemia) en test à Toulouse, Montpellier, Créteil et Marseille 🔗
- Invia Sistemas — Fabricant du Velolaser, caractéristiques techniques officielles 🔗
- Les Smartgrids — Capteur Noptel CMP52 et classification IA des véhicules sur le Velolaser 🔗
- Presse-citron — Portée de détection du Velolaser (jusqu’à 1 500 m) 🔗
- Autofacil — Achat de 70 Velolaser supplémentaires par la DGT (2022), parc porté à ~130 unités 🔗
- BOE — Orden ITC/3123/2010 : marges de tolérance légales des cinémomètres (fixes 5 km/h/5 %, mobiles 7 km/h/7 %) 🔗
- RACE — À quelle vitesse déclenchent les radars ? Marges par type de radar 🔗
- RACE — Barème des amendes DGT pour excès de vitesse 🔗
- Motor16 — Tableau complet des amendes par tranche d’excès de vitesse (2026) 🔗
- RACE — Légalité des détecteurs, inhibiteurs et avertisseurs de radars en Espagne 🔗
Vélo Laser
Qu'est-ce que le Velolaser ?
Le Velolaser est un radar laser miniaturisé fabriqué par Invia Sistemas (Espagne) en service depuis 2018. Pesant 2 kg pour 50 cm de hauteur, il mesure la vitesse à 1 500 m de distance avec une marge d’erreur de 2 km/h seulement. Il contrôle trois voies simultanément, dans les deux sens de circulation, de jour comme de nuit, jusqu’à trois infractions par seconde. Sa taille lui permet d’être dissimulé derrière une glissière de sécurité, sur un panneau de signalisation ou dans la végétation.
Le Velolaser est-il utilisé en France ?
Non, au 24 juin 2026, aucun radar de type Velolaser n’est homologué pour verbalisation automatique en France. Ce qui existe déjà sur le territoire, en revanche, ce sont des radars LiDAR 3D en phase de test : le Mesta Compact, fabriqué par Idemia, est déployé en mode collecte de données à Toulouse, Montpellier, Créteil et Marseille. Ces appareils n’émettent aucun procès-verbal automatique : ils servent à calibrer les algorithmes et à produire des données statistiques, en l’absence d’homologation technique. Le Mesta Fusion 2 est l’autre modèle à l’étude – il dispose déjà d’une homologation pour ses fonctions historiques de radar Doppler (vitesse, feu rouge), mais pas pour ses nouvelles capacités LiDAR/IA. Le cadre légal, lui, est prêt : l’article R130-11 du Code de la route, modifié par le décret n° 2025-1269 du 22 décembre 2025 (entrée en vigueur le 29 décembre 2025), autorise la verbalisation automatique de quinze catégories d’infractions. Mais l’homologation technique des nouvelles fonctions LiDAR n’a pas été accordée à ce jour : aucun arrêté d’homologation n’était publié au Journal officiel au 10 février 2026, et rien n’indique un changement depuis – l’obstacle est avant tout juridique, lié aux questions de vie privée soulevées par le filmage de l’intérieur des véhicules. Le budget alloué à la modernisation du parc radar (PLF 2025 : 46,3 M€) confirme que la technologie est étudiée sérieusement. Pour l’heure : la technologie existe, le droit le permet, l’homologation n’a pas été accordée.
Waze peut-il détecter le Velolaser ?
Waze détecte les radars grâce aux signalements des utilisateurs en temps réel. Cette méthode est efficace contre les radars fixes. Face au Velolaser, elle échoue : l’appareil change d’emplacement toutes les heures. Le temps qu’un conducteur signale le radar, il a déjà été déplacé. Coyote connaît la même limite. La seule protection réelle reste le respect des limitations de vitesse.
Quelle est la portée du Velolaser ?
Le Velolaser mesure la vitesse à 1 500 mètres de distance. Le flash se déclenche à 200 mètres. À 120 km/h, 1 500 mètres représentent 45 secondes de trajet : votre plaque est enregistrée en haute définition bien avant que vous n’aperceviez l’appareil. La marge d’erreur est de 2 km/h seulement, contre 5 km/h pour les radars français classiques en dessous de 100 km/h.
Quelle amende pour un excès de vitesse flashé par Velolaser en Espagne ?
Le barème DGT 2026 va de 100 € (dépassement inférieur à 20 km/h) à 600 € (dépassement supérieur à 50 km/h sur autoroute). Vous bénéficiez d’une réduction de 50 % si vous réglez dans les 20 jours calendaires suivant la notification : un excès à 600 € revient alors à 300 €. Les amendes non payées peuvent être transmises aux autorités françaises via la directive européenne 2015/413 sur l’échange transfrontalier d’informations – en pratique, les montants inférieurs à 70 € sont rarement réclamés, mais ce n’est pas une règle garantie. Votre permis français ne perd pas de points pour une infraction commise en Espagne. En revanche, les mécanismes de recouvrement transfrontalier restent limités en pratique : selon les données disponibles, environ 40 % seulement des amendes notifiées à des conducteurs étrangers sont réglées volontairement, et aucun dispositif de saisie ou d’interdiction de conduire en Espagne n’a pu être confirmé à ce jour pour les non-résidents.
Comment la France peut-elle recevoir une amende espagnole ?
Depuis la directive européenne 2015/413, l’Espagne accède directement au fichier d’immatriculation français (SIV). Dès qu’un Velolaser enregistre votre plaque, la DGT peut identifier le titulaire du véhicule et envoyer un avis de contravention à votre adresse française, généralement 2 à 8 semaines après l’infraction. Le délai de 20 jours pour bénéficier de la réduction de 50 % commence à la réception de l’avis, pas au moment du flash.
Quelle est la différence entre un radar Velolaser et un radar Doppler classique ?
Le radar Doppler classique mesure la vitesse par ondes radio ; sa détection est limitée à quelques centaines de mètres et il est contournable par les détecteurs de radar. Le Velolaser utilise le LiDAR 3D (impulsions lumineuses infrarouges) avec une portée de 1 500 m et une IA embarquée qui distingue automatiquement voitures, motos et camions pour appliquer la limitation correspondante. Il fonctionne de jour comme de nuit. Les détecteurs de radar classiques ne détectent pas son faisceau laser.
Les limitations de vitesse sont-elles différentes en Espagne ?
Oui. En Espagne, la limitation sur autoroute est de 120 km/h, soit 10 km/h de moins qu’en France. Sur route classique, la limite est de 90 km/h. En ville, 50 km/h est la limite standard, mais 85 % des rues de Madrid sont limitées à 30 km/h depuis 2022. Depuis 2022, le dépassement lors d’un déboîtement est interdit quelle que soit la marge. Réglez votre régulateur à 118 km/h sur autoroute pour vous protéger de la marge technique du Velolaser.