Depuis janvier 2026, la réglementation encadrant les trottinettes électriques en Espagne a franchi un cap décisif. Certificat de circulation, enregistrement obligatoire auprès de la DGT, assurance spécifique… Le cadre légal s’est considérablement durci pour les véhicules de mobilité personnelle (VMP), y compris les modèles limités à 25 km/h.
Contrairement à la France, où seules certaines trottinettes rapides nécessitent une immatriculation, l’Espagne impose désormais un dispositif d’identification pour tous les engins motorisés individuels. Peu de conducteurs le savent, mais cette évolution concerne aussi les touristes circulant sur le territoire espagnol. Une méconnaissance des règles peut entraîner une amende, voire l’immobilisation immédiate du véhicule.
Dans ce guide dédié à la réglementation des trottinettes électriques en Espagne, nous faisons le point sur les obligations en vigueur en 2026, les démarches à prévoir et les précautions à prendre avant un séjour.
Si vous souhaitez comparer avec les règles françaises ou vérifier les normes applicables aux plaques et dispositifs d’identification, notre page d’accueil Plaques24 propose également des ressources utiles sur la conformité et l’immatriculation des véhicules.
Quelle est la législation en vigueur pour les trottinettes électriques en Espagne ?
La réglementation des trottinettes électriques en Espagne a connu un tournant majeur début 2026. Face à l’essor rapide de ces nouveaux modes de déplacement urbain, les autorités espagnoles ont choisi de clarifier leur statut juridique en les intégrant pleinement au Code de la route.
Depuis quand la loi s’applique-t-elle ?
Le nouveau cadre légal est en vigueur depuis le 22 janvier 2026, date d’entrée en application du décret royal relatif aux véhicules de mobilité personnelle (VMP). Tous les VMP mis en circulation à partir de cette date doivent être enregistrés officiellement auprès de la DGT (Dirección General de Tráfico), l’équivalent espagnol de notre Sécurité Routière.
Une période transitoire est prévue jusqu’au 22 janvier 2027 pour les trottinettes électriques déjà en circulation avant cette date. Passé ce délai, plus aucun VMP ne pourra circuler sans être en conformité avec la loi.
Définition
Qu’est-ce qu’un véhicule de mobilité personnelle (VMP) ?
Un véhicule de mobilité personnelle est un engin individuel, généralement électrique, conçu pour transporter une seule personne sur de courtes distances. Il inclut notamment les trottinettes électriques, gyropodes et monoroues, soumis à une réglementation spécifique selon le pays.
Quels véhicules sont concernés par la réglementation ?
La législation espagnole vise tous les engins motorisés individuels destinés au transport d’une seule personne, y compris ceux ne dépassant pas 25 km/h. Sont donc inclus :
- Trottinettes électriques standards
- Gyropodes et monoroues
- Hoverboards et autres VMP assimilés
Enregistrement obligatoire
Contrairement à la France, aucune distinction n’est faite entre les engins rapides ou bridés : tous doivent être enregistrés, indépendamment de leur vitesse maximale.
Certificat de circulation : obligatoire ou pas ?
Oui, le certificat de circulation est obligatoire pour tous les VMP neufs vendus depuis janvier 2026. Ce document atteste que l’engin est homologué selon les normes européennes en vigueur. Il est délivré par le fabricant ou l’importateur au moment de l’achat.
Ce certificat est le préalable indispensable à toute demande d’immatriculation en Espagne, même si celle-ci ne prend pas la forme d’une plaque métallique mais d’un autocollant officiel apposé sur le châssis.
L’Espagne impose-t-elle une immatriculation des trottinettes électriques ?
Oui, et c’est l’un des changements les plus significatifs de la réforme 2026 : l’Espagne rend obligatoire l’enregistrement de tous les VMP, y compris les trottinettes électriques, via un dispositif d’identification officielle.
Focus sur le certificat délivré par la DGT
L’organisme en charge de cette procédure est la DGT (Dirección General de Tráfico). L’immatriculation consiste à inscrire le véhicule dans le registre national des VMP. Pour cela, un certificat de circulation conforme est requis, fourni à l’achat.
Ce certificat garantit que la trottinette est homologuée au niveau européen et conforme aux critères techniques de sécurité, de stabilité et d’éclairage. Il s’apparente, dans son principe, à notre carte grise française, bien que les modalités soient différentes.
Format de l’enregistrement : autocollant officiel vs plaque métallique
Contrairement à la France où l’immatriculation des trottinettes rapides implique l’apposition d’une plaque rigide au format SIV, l’Espagne a opté pour un dispositif plus léger : un autocollant d’immatriculation officiel, résistant et numéroté, à coller sur le cadre du VMP. Ce sticker permet aux forces de l’ordre d’identifier rapidement le véhicule enregistré, tout en s’adaptant aux formats compacts des engins.
Autocollant obligatoire
Peu de gens savent que cet autocollant est obligatoire même si la trottinette est limitée à 25 km/h.
Coût et démarches pour être en règle
L’enregistrement auprès de la DGT est relativement simple et peu coûteux :
- Coût officiel : 8,67 €
- Dossier à fournir : certificat de circulation, pièce d’identité, preuve d’achat
- Enregistrement en ligne ou en personne dans un centre agréé
Une fois la démarche validée, l’utilisateur reçoit son autocollant d’immatriculation par courrier ou en point de retrait, à apposer immédiatement.
Démarche officielle
Immatriculation des trottinettes électriques en Espagne
Depuis 2026, l’Espagne impose un enregistrement officiel des VMP auprès de la DGT. Voici les 3 étapes obligatoires.
Enregistrement en ligne (DGT)
Déclaration du titulaire et des caractéristiques du véhicule via la plateforme officielle.
Obtention du certificat numérique
Réception d’un certificat digital unique validant l’inscription officielle.
Apposition de l’étiquette officielle
Achat et pose d’une étiquette d’identification visible sur le VMP.
Qui est concerné par l’obligation ? Résidents, touristes et véhicules étrangers
La réglementation espagnole sur les trottinettes électriques s’applique sans distinction de nationalité, ce qui en fait un point de vigilance majeur pour les voyageurs. Que vous soyez résident permanent ou simple touriste en vacances, vous êtes tenu de respecter les règles locales dès lors que vous circulez sur le sol espagnol.
Le cas des résidents espagnols
Pour les habitants de l’Espagne, l’obligation est sans équivoque :
- Tout nouveau VMP acquis depuis le 22 janvier 2026 doit être enregistré avant utilisation.
- Les engins plus anciens disposent d’un délai jusqu’au 22 janvier 2027 pour se mettre en conformité.
- L’assurance est également obligatoire pour tous les véhicules enregistrés.
Un résident ne peut plus circuler légalement sans certificat de circulation + autocollant officiel + assurance valide.
Les règles pour les touristes ou visiteurs temporaires
C’est là que la réglementation surprend : aucune exception n’est prévue pour les trottinettes étrangères ou les courts séjours.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, la loi s’applique aussi aux véhicules non espagnols, même pour quelques jours de vacances.
Ainsi, si vous traversez la frontière avec une trottinette française non immatriculée :
- Vous vous exposez à une amende
- Votre engin peut être immobilisé par les forces de l’ordre
- Et votre assurance française pourrait ne pas couvrir l’incident
Cette absence d’accord de reconnaissance mutuelle rend les séjours en Espagne avec sa propre trottinette risqués en l’absence d’immatriculation locale.
Y a-t-il des exceptions à la réglementation ?
À ce jour, aucune dérogation spécifique n’est prévue pour les touristes, enfants ou engins utilisés dans des espaces privés.
La seule tolérance indirecte concerne la période de transition, valable uniquement pour les VMP achetés avant janvier 2026 et déjà présents sur le territoire espagnol. Elle ne s’applique pas aux visiteurs étrangers.
Recommandation Plaques24
Pour un séjour en Espagne, mieux vaut louer une trottinette directement sur place, déjà immatriculée et assurée.
Quelle différence avec la réglementation française ?
France et Espagne partagent un objectif commun : encadrer l’usage des trottinettes électriques pour renforcer la sécurité routière. Mais leurs approches réglementaires diffèrent fortement, notamment sur le plan de l’immatriculation, de l’assurance et des seuils de puissance.
France : seuil de 25 km/h et immatriculation au-delà
En France, la réglementation distingue deux catégories de trottinettes électriques selon leur vitesse maximale :
- Jusqu’à 25 km/h : pas d’immatriculation (trottinettes électriques bridées, trottinettes pliables etc.)
- Au-delà de 25 km/h : plaque SIV obligatoire (trottinettes électriques sportives, motos, scooters, mobylettes etc.
- Homologation requise pour les modèles rapides
Dans ce cadre, une réception à titre isolé (RTI) auprès de la DREAL est nécessaire si l’engin n’est pas homologué d’origine.
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Espagne : obligation pour tous les engins motorisés, même limités
L’Espagne ne fait aucune distinction de vitesse : tous les VMP motorisés, même ceux plafonnés à 25 km/h, doivent être :
- Homologués
- Assurés
- Enregistrés auprès de la DGT
- Équipés d’un autocollant officiel d’identification
Cette approche systématique marque une rupture forte avec la flexibilité française. Elle répond à une volonté de traçabilité accrue, en particulier en milieu urbain.
Cas des trottinettes bridées
Contrairement à une idée répandue, une trottinette bridée n’est pas exemptée de formalités en Espagne.
Assurance, contrôle, équipements : les autres points de divergence
| Éléments | 🇫🇷 France | 🇪🇸 Espagne |
|---|---|---|
| Immatriculation | Oui au-delà de 25 km/h | Oui pour tous |
| Assurance | Obligatoire si >25 km/h | Obligatoire pour tous |
| Carte de circulation | Non systématique | Oui obligatoire |
| Type d’identification | Plaque rigide SIV | Autocollant officiel |
| Véhicules concernés | Vitesse + usage | Tous les VMP |
L’Espagne mise sur une identification visuelle rapide, tandis que la France privilégie une logique de puissance/sécurité.
Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?
Ignorer la réglementation espagnole sur les trottinettes électriques peut coûter cher, même pour une simple balade en vacances. Les forces de l’ordre espagnoles disposent de pouvoirs étendus pour sanctionner les infractions liées à l’usage non conforme des VMP.
Amendes, immobilisation, refus de circuler
En cas de contrôle, les sanctions varient selon la gravité de l’infraction :
- Absence d’immatriculation ou de certificat : amende à partir de 200 €
- VMP non assuré : jusqu’à 1 000 € d’amende
- Circulation sur les voies interdites (trottoirs, nationales…) : 100 à 500 €
- En cas de non-conformité manifeste, la trottinette peut être immédiatement immobilisée ou confisquée temporairement
Ces sanctions s’appliquent aussi bien aux Espagnols qu’aux visiteurs étrangers.
Comment éviter une contravention lors d’un voyage ?
Pour voyager sereinement avec votre trottinette électrique en Espagne, voici les 5 points à vérifier :
- Certificat de circulation DGT (fourni par le fabricant ou l’importateur)
- Autocollant d’identification officiel collé sur le cadre
- Assurance en responsabilité civile, couvrant l’usage à l’étranger
- Respect des zones autorisées (interdiction sur trottoirs, certaines routes)
- Équipement conforme : éclairage, freinage, signal sonore
Si l’un de ces éléments manque, le risque de sanction est réel.
Peu de gens savent que la police espagnole ne fait pas de distinction entre un VMP étranger et local : seule la conformité au décret royal compte.
Trottinette étrangère ou espagnole ?
Peu de gens savent que la police espagnole ne fait pas de distinction entre un VMP étranger et local : seule la conformité au décret royal compte.
Voyager en Espagne avec sa trottinette électrique : que vérifier avant le départ ?
Vous envisagez de traverser les Pyrénées avec votre trottinette électrique dans le coffre ? Avant d’enchaîner les pistes cyclables de Barcelone ou de Séville, un petit check-up réglementaire s’impose. Car en Espagne, circuler en toute légalité avec un VMP venu de l’étranger relève parfois du casse-tête.
Vérifier l’homologation de son VMP
Le premier réflexe à avoir : vérifier que votre engin est conforme aux normes européennes. Cela implique :
- Un certificat de circulation CE
- Des équipements obligatoires : feux avant/arrière, avertisseur sonore, système de freinage efficace
Si vous disposez de ce certificat, vous pouvez envisager une demande d’enregistrement temporaire (à condition de parler espagnol et de disposer d’une adresse sur place…). Sinon, votre trottinette n’est pas reconnue comme conforme par la DGT, même si elle est légale en France.
Prévoir un certificat + assurance valide
Pour circuler sur la voie publique en Espagne, il vous faudra :
- Une assurance responsabilité civile spécifique aux VMP
- Un document prouvant l’identité du véhicule (facture, certificat CE)
Nos recommandations
Les assurances françaises couvrent rarement l’usage à l’étranger, surtout si l’engin n’est pas immatriculé. Contactez votre assureur avant le départ pour vérifier la validité de votre couverture sur le sol espagnol.
Alternatives : louer une trottinette sur place
La solution la plus simple reste souvent la location sur place :
- Trottinettes déjà enregistrées et assurées
- Adaptées à la législation locale
- Aucun risque d’amende ni de blocage
Cette option est particulièrement recommandée à partir du 22 janvier 2027, une fois la période de transition close. Elle vous évite toute mauvaise surprise et vous permet de profiter de votre séjour l’esprit tranquille.
Avant de partir
Check-list des éléments à vérifier avant de rouler en Espagne
- Votre trottinette est-elle homologuée CE ?
- Disposez-vous d’un certificat de circulation conforme ?
- Êtes-vous assuré pour une utilisation à l’étranger ?
- Savez-vous comment procéder à l’enregistrement auprès de la DGT ?
- Avez-vous envisagé la location sur place pour éviter toute formalité ?
Ce qu’il faut retenir sur la réglementation espagnole en 2026
Que vous soyez résident, frontalier ou simple touriste, une chose est sûre : rouler en trottinette électrique en Espagne nécessite désormais d’être bien informé et préparé. Voici l’essentiel à garder en tête pour rester en règle et éviter les mauvaises surprises. La réglementation espagnole s’applique progressivement selon un calendrier précis. Voici les dates clés à retenir.
Résumé rapide
Ce qui change en Espagne pour les VMP
Deux dates à retenir : 2026 (nouveaux véhicules) et 2027 (tous les véhicules).
Depuis le
22 janvier 2026
Tous les nouveaux VMP doivent être conformes et enregistrés.
- Homologation + certificat de circulation obligatoires
- Enregistrement DGT avec autocollant officiel
- Assurance responsabilité civile exigée
À partir du
22 janvier 2027
La règle s’étend à tous les VMP, même les anciens.
- Aucun VMP ne pourra circuler sans enregistrement
- Les véhicules non conformes pourront être verbalisés
- Risque d’immobilisation en cas de contrôle
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Prêt à rouler en Espagne ? Assurez votre conformité avant de partir
La réglementation des trottinettes électriques en Espagne évolue rapidement et impose désormais des exigences claires en matière d’enregistrement, d’assurance et de conformité. Avant de traverser la frontière, mieux vaut vérifier chaque point pour éviter une sanction ou l’immobilisation de votre engin.
Si vous circulez principalement en France, assurez-vous également que votre équipement est parfaitement conforme à la réglementation française. Une plaque ou un dispositif d’identification non homologué peut entraîner des sanctions similaires.
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FAQ : réglementation trottinette électrique Espagne
Dois-je immatriculer ma trottinette électrique pour des vacances en Espagne ?
Oui, même pour un court séjour, la réglementation espagnole exige que votre trottinette soit enregistrée si vous circulez sur la voie publique.
Les autorités ne font pas de distinction entre résidents et visiteurs étrangers. En l’absence de certificat de circulation et d’autocollant officiel, vous risquez une amende.
Peut-on utiliser une trottinette française non immatriculée en Espagne ?
En théorie non. Sans immatriculation délivrée par la DGT, votre engin est considéré comme non conforme.
La législation espagnole ne reconnaît pas l’immatriculation française ni les trottinettes non enregistrées, même si elles respectent la limite de 25 km/h.
Quelle est la sanction en cas de non-respect des règles en Espagne ?
L’amende peut aller de 200 à 1 000 € selon l’infraction (absence d’assurance, non-enregistrement, circulation interdite).
Votre trottinette peut aussi être immobilisée sur place.
Quelle est la différence entre la France et l’Espagne pour les trottinettes ?
En France, seuls les engins rapides (au-delà de 25 km/h) nécessitent une immatriculation.
En Espagne, tous les VMP sont concernés, même les modèles bridés. L’enregistrement est obligatoire dès l’achat.
Comment immatriculer une trottinette électrique en Espagne ?
Vous devez fournir un certificat de circulation, une preuve d’achat et une pièce d’identité, puis effectuer la demande auprès de la DGT.
Une fois validée, vous recevrez un autocollant d’identification officiel à coller sur votre engin.
Puis-je éviter les démarches en louant une trottinette sur place ?
Oui, c’est la solution la plus simple. Les modèles en libre-service ou loués sont déjà conformes à la réglementation espagnole.
Cela vous évite toute formalité ou sanction.